12.6.07

Conseil des droits de l'homme de l'ONU

APPEL

AU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME (5ème SESSION 11-18 JUIN 2007 A GENEVE.
DEBAT THEMATIQUE SUR LE RAPPORT DE M. Léandro DESPOUY RAPPORTEUR SPECIAL DES NATIONS UNIES POUR L’INDEPENDANCE DES JUGES ET AVOCATS.

Les violations systématiques des droits humains continuent d’être commises massivement et impunément au Sahara Occidental par les autorités marocaines qui ont opté, depuis le 21 mai 2005, date du soulèvement pacifique dans les territoires sahraouis occupés, pour la surenchère dans la répression sanglante des manifestants qui ne réclament rien d’autre que l’autodétermination du peuple sahraoui.

Les témoignages qui continuent d'être recueillis et les informations en provenance du Sahara Occidental font état d’une pratique généralisée de la torture, de disparitions forcées -on est toujours sans nouvelles des 15 jeunes sahraouis, disparus depuis le 25 septembre 2005 suite à leur enlèvement par les services secrets marocains dans des conditions encore non élucidées- , de détention au secret et d’arrestations arbitraires suivies de procès entachés d’irrégularités, et ou l’impunité, qui règne en maître absolu au Maroc, contribue à perpétuer le cycle de violence en préservant et en renforçant le pouvoir des auteurs de ses violations. Au Maroc, l’appareil judiciaire, vide de ses prérogatives, inféodé et complètement soumis au pouvoir est devenu, depuis fort longtemps, une simple légalisation de l’arbitraire.

Et cet arbitraire, alimenté par un discours de haine, des dizaines de sahraouis, étudiants pour la plupart dans les universités marocaines de Rabat, d’Agadir, de Casablanca et de Marrakech viennent d’en faire les frais au seul motif d’avoir participé à des manifestations pacifiques qui réclament le droit à l’autodétermination et le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental.

Les dernières informations qui nous sont parvenues font état d’une situation d’émeute et de répression féroce des forces d’occupation marocaines qui ont opéré des expéditions punitives, saccageant commerces et biens particuliers, viols de domiciles et tortures à la suite desquelles l’étudiante Sultana Khaya a été complètement défigurée après avoir perdu son oeil droit et plusieurs autres personnes ont été jetées en prison ou les conditions de détention sont déplorables.

Les détenus sahraouis souffrent de la surpopulation carcérale, du manque d’hygiène et sont, donc victimes de maladies infectieuses. Des dizaines de détenus dont la grande majorité est constituée de prisonniers politiques sont placés arbitrairement à l’isolement et soumis à un traitement particulièrement discriminatoire ou bon nombre d’entre eux se trouvent en détention sans inculpation ni jugement aucuns. Les droits particuliers, en principe reconnus aux prisonniers politiques, sont, au Maroc, ignorés.

Au terme de procès bâclés qui ne répondent pas seulement à aucune norme internationale en matière de procès équitable, mais ajoutent encore plus à l’arbitraire qui caractérise la détention dont sont victimes les citoyens sahraouis, plusieurs étudiants (liste jointe) ont été condamnés à de lourdes peines de prison qui suscitent toujours des réactions de désapprobations de la part des organisations non gouvernementales et de défense des droits de l’homme qui confirment chaque jour le caractère massif, généralisé et systématique des droits de l’homme au Sahara Occidental.

Le rapport de mission d’observatoire judiciaire au Sahara Occidental, du 30 novembre au 13 décembre 2005 intitulé « une justice expéditive rendue par des magistrats instrumentalisés» de l’avocate Doris Leuenberger, qui fut mandatée par la ligue suisse des droits de l’homme (LSDH) et l’ordre des avocats de Genève (ODA) en dit long sur les conditions scandaleuses des procès au Sahara Occidental qui aboutissent toujours à une parodie de justice, et dont les verdicts sont annonciateurs, aujourd’hui plus que par le passé, du maintien de la tension et des risques qu’encourent les populations sahraouies prises en otages depuis trente deux ans.

1. Le Conseil des droits de l’homme, qui reste l’un des principaux organes chargés, au sein du système des Nations Unies, à veiller à ce que les droits de l’homme soient garantis et respectés doit, au regard de la gravité de la situation au Sahara Occidental, charger un expert indépendant d’examiner la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés et faire des recommandation à même d’établir la vérité sur la répression qui s’abat sur le territoire. Une enquête indépendante aidera sûrement à mettre fin au huis clos, sciemment instauré par les forces d’occupation coloniales marocaines et propice à toutes formes de dérives, de répressions et d’impunité.

2. La situation prévalant dans les territoires occupés du Sahara Occidental exige un engagement réel du Conseil des droits de l’homme, des Nations Unies mais aussi de l’ensemble de la Communauté internationale afin qu’on élargisse les prérogatives de la MINURSO à la protection des populations civiles sahraouies dans les territoires sous occupation marocaine.

3. La Communauté internationale est sollicitée pour faire la lumière sur les disparitions de 560 civils, de 151 prisonniers de guerre sahraouis, des 15 jeunes sahraouis, disparus depuis le 25 décembre 2005, et afin que les prisonniers politiques, les défenseurs des droits humains et les étudiants sahraouis incarcérés, de manière arbitraire, dans les différents centre de détention au Maroc soient libérés sans condition aucune.

4. A une semaine des négociations entre le Front POLISARIO et le Maroc qui auront lieu, sous l’égide des Nations Unies, le 18 juin prochain à Manhasset près de New York , la Communauté internationale est vivement interpellée pour faire davantage de pressions sur le gouvernement du Maroc afin qu’il ne se dérobe pas, comme à l’accoutumée , à ses obligations internationales et se conforme au droit et à la légalité internationale en acceptant une solution juste et définitive du conflit du Sahara Occidental à travers la seule et unique voie qui y mène : un référendum d’autodétermination juste et légal pour le peuple sahraoui, organisé et supervisé par les Nations Unies.


Genève, le 11 juin 2007

Liste des citoyens sahraouis, dont plusieurs étudiants et quatre mineurs Incarcérés et condamnés arbitrairement par le gouvernement marocain.

• Mlle Sultana Khaya
• M. Abdelafatah El Yadassia
• M. Emboirik Dah
• M.Mohamed El Arbaoui
• M. Hassenm Fateh
• M. Rachid Bennou
• M. Mahmoud El Queiti
• M. El Oueli Zaze
• M. Najem Asaghir
• M. Mohamed Ali Andour
• M. El Houcine Adalaa
• M. Lekhlifa El jenhaoui
• M. Mohamed El Alawa
• M. Moulaye Ahmed Ailal
• M. Brahim El Ghorabi
• M . Abdati Edeya
• M. Ahmed Cheine
• M. Mahmoud El Filali
• M. Mohamed Choueiaar
• M. El Houcine Lemgheifar
• M. Abazid Kedal
• M. El Oueli Amidane
• M. Yahdih Ettrrouzi
• M. Bachri Taleb
• M. Lamine Bada
• M. Mansour Ajdey dont le sort est inconnu
• Echrif LACHGAR, mineur
• Laaroussi ELBARBOUCHI, mineur
• Aabidine KRAITA, mineur
• Laaroussi BABEIT, mineur

15.5.07

COMMUNIQUE ADRESSE AUX MISSIONS DIPLOMATIQUES ACCREDITEES A GENEVE ET AUX ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME.

Depuis près d'une semaine, les territoires occupés du Sahara Occidental sont le théâtre de développements dangereux inhérents aux pratiques répressives qui ont atteint un niveau inégalé, notamment à l'encontre des étudiants sahraouis dans les universités d'Agadir, Marrakech et Rabat, pris pour cible après les dernières manifestations pacifiques qui rejettent l'occupation marocaine et réclament le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Les services de sécurité marocains, foulant au pied les normes basiques de droits humains, et faisant fi des normes les plus élémentaires, universellement incorporées dans les Principes de base des Nations Unies sur le recours à la force par les responsables de l'application des lois, ont réprimé dans le sang, et avec un usage plus qu'excessif des étudiants qui ne réclamaient rien d'autre que l'exercice par leur peuple de son droit à l'autodétermination conformément à la légalité internationale.

La répression marocaine féroce et les descentes punitives des services secrets marocains ont fait des dizaines de blessés parmi les étudiants sahraouis et débouchés sur des centaines d'arrestations, sur fond de violences massives des droits de l'homme.

Une jeune étudiante sahraouie, Soltana Khaya a été amputée de son oeil droit et complètement défigurée suite à la torture. Les traces de tortures et de lésions majeures sur son corps (voir les photos insoutenables et le Témoignage de l'étudiante sahraouie, Sultana KHAYA Sidi Brahim [gravement blessée lors d'une manifestation à l'université de Marrakech]) démontrent le record de cruauté atteint et témoignent d'une bestialité brutale, abjecte et satanique à la fois surtout si l'on sait que le régime marocain essaie de mettre en place et d'encadrer des milices, composées, dans leur grande partie, d'étudiants marocains, pour suppléer sa police ou s'y substituer, ce qui ne manquera pas de raviver la tension et d'allumer d'autres brasiers.

Le régime marocain qui ne rate jamais une occasion pour afficher son attachement aux « valeurs démocratiques » qu'il essaie de véhiculer un peu partout est contredit, une fois de plus, par la répression impitoyable et sanguinaire que subissent les étudiants sahraouis dans les différentes universités marocaines, les défenseurs sahraouis des droits humains, les prisonniers politiques qui croupissent, par dizaines, sans jugement aucun dans les prisons de Tiznit, Inzegan, Ait Melloul , Kenitra et les innombrables centres de détention secrets au Maroc.

La gravité de la situation dans les territoires occupés du Sahara Occidental, mais aussi dans les universités marocaines où se trouvent des étudiants sahraouis exige un engagement réel de votre part car la protection de ces populations civiles ne peut plus attendre, et chaque retard apportera inéluctablement de nouvelles souffrances.

A la veille de l'élection, le 17 mai 2007, des nouveaux membres du Conseil des droits de l'homme, celui-ci doit, lors de sa 5ème Session, prévue en juin prochain et des sessions à venir examiner les violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme au Sahara Occidental et faire des recommandations à même d‚établir la vérité sur la répression qui s'abat sur le territoire.

Genève, le 15 mai 2007.

27.9.06

COMMUNIQUE du 27.09.06: Conférence-débat de Aminatou Haidar à Genève


L’activiste sahraouie des droits humains, Mme Aminatou Haidar anime une conférence-débat, suivie d’une rencontre avec la presse au Palais des Nations à Genève.

En marge de la 2ème Session du Conseil des droits de l’homme, dont les travaux se poursuivent jusqu’au 06 octobre prochain, à Genève, l’activiste sahraouie des droits humains, ex-disparue et ex-prisonnière politique, Mme Aminatou Haidar a animé, le 27 septembre 2006 au Palais des Nations une conférence-débat, intitulée : «Situation des défenseurs des droits humains au Sahara Occidental sous l’occupation marocaine ».

Lors de cette conférence qui a été présidée par M. Charles Graves, Président d’Interfaith international, Mme Christiane Perregaux, Professeur à l’Université de Genève et Mme Doris Leuenberger, avocate, membre de la Ligue suisse des droits de l’homme et de l’ordre des avocats de Genève (ODA), l’activiste sahraouie des droits humains a fait un long exposé sur la détérioration de la situation dans les territoires sahraouis occupés et dénoncé la poursuite, par le gouvernement marocain, de sa politique d’intimidation et de violence, soulignant que la répression a atteint aujourd’hui des proportions inégalées n’épargnant aucune frange de la société sahraouie, notamment les défenseurs sahraouis et les prisonniers politiques dont bon nombre d’entre eux observent une grève de la faim depuis plusieurs semaines.

Aux manifestations pacifiques du 21 mai 2005, les forces d'occupation marocaines ont répondu par une répression sauvage et brutale et ont perpétré de graves violations des droit humains telles les enlèvements, les détentions arbitraires, les tortures cruelles, les persécutions, le saccage des maisons dont les propriétaires se retrouvent dans la rue et les assassinats a souligné, Mme Aminatou Haidar.

Les Nations unies, pas plus que la communauté internationale, ne peuvent se suffire de rester spectateurs de ce qui se passe dans le territoire occupé du Sahara Occidental, a poursuivi Mme Aminatou Haidar lors de son exposé, avant de lancer un appel pressant au Conseil des droits de l’homme, à l’ensemble des ONG présentes ainsi qu’à la communauté internationale afin qu’ils assument leur responsabilité face au déni de droit dont est victime le peuple sahraoui qui demeure le seul peuple d’Afrique qui attend que justice lui soit rendue à travers l’organisation d’un référendum juste et démocratique.

Mme Christiane Perregaux a, quant à elle, dressé un tableau sombre sur la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental, mettant l’accent sur la nécessité de la mise en place d’un mécanisme de prise en charge de la protection de la population sahraouie, dans les territoires sous occupation marocaine, et la préservation de leurs libertés fondamentales à la libre expression, le déplacement et celui de manifester, notamment pour ce qui concerne les défenseurs sahraouis qui demeurent victimes de toutes sortes de répression.

Lors de son intervention, Mme Doris Leuenberger s’est longuement attardée sur les conditions scandaleuses des procès des défenseurs sahraouis qui constituent, à ses yeux, une parodie de justice. L’avocate suisse, mandatée en novembre 2005 par la Ligue suisse des droits de l’homme et l’ordre des avocats de Genève pour suivre le procès de 14 détenus politiques sahraouis à El Aaiun, à l’issue duquel elle a publié un rapport intitulé « une justice expéditive rendue par des magistrats instrumentalisés» a rappelé que le pouvoir marocain continue à réprimer par la force et l’emprisonnement les velléités d’indépendance de cette population.

Cette conférence, sponsorisée par Interfaith international, le Mouvement international des jeunes et des Etudiants des Nations Unies (ISMUN), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), la Ligue internationale pour la les droits et la libération des peuples (LIDLIP), International Education Development, Union internationale de la jeunesse socialiste (IUSY) et Women International league for peace and freedom (WILPF) a été suivie d’une conférence de presse marquée par un intense débat sur le conflit du Sahara Occidental, et auquel ont pris part le correspondant de Swiss infos, de Reuters, ainsi que celui de l’agence de presse espagnole EFE.


Genève, le 27 septembre 2006-09-28

10.9.06

Communiqué du 10 septembre

La situation des droits de l'homme et des libertés s'aggrave de jour en jour au Sahara Occidental et la répression policière a atteint un niveau inégalé, notamment à l'encontre des prisonniers politiques sahraouis , pris pour cible après les dernières manifestations pacifiques qui rejettent l'occupation marocaine et réclament le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. 29 prisonniers politiques sahraouis -liste jointe- observent, depuis le 05 septembre 2006, une grève illimitée de la faim dans les tristement célèbres prisons d'El Aaiun, Ait Melloul et d'Inzeghane (Agadir).

Les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental couvrent de nombreux domaines : arrestations arbitraires, passages à tabac systématiques lors des manifestations pacifiques, détentions, souvent au secret, tortures, expéditions punitives et toutes sortes de persécutions encouragées par les manquements d‚une justice instrumentalisée, et largement nourries par une presse aux ordres qui attise la haine et ravive la tension.

Les traitements inhumains infligés par les autorités marocaines aux prisonniers politiques sahraouis , dont quelques-uns risquent une mort certaine en raison de la grève de la faim illimitée, entamée depuis une semaine et des maladies chroniques dont ils souffrent, constituent un mépris pour la vie humaine et une violation flagrante des droits de l'homme.

Les atteintes renouvelées des droits de l'homme commises par le Maroc dans un pays illégalement occupé depuis plus de 30 ans interviennent à la veille de la 2ème Session du Conseil des droits de l'homme à Genève, ce qui constitue un véritable défi pour ce nouvel organe qui est investi de la compétence de traiter les violations graves des droits de l'homme dans des pays tels le Maroc, qui tout en étant membre du dit Conseil, ne remplit aucun critère en matière de respect des droits de l'homme et bafoue systématiquement ces derniers.

Le Conseil des droits de l'homme, dont le rôle vise à renforcer la légitimité, l'efficacité et la crédibilité du système international de promotion et de protection des droits de l'homme, doit oeuvrer en toute urgence pour la libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques sahraouis incarcérés arbitrairement dans les geôles marocaines et mettre fin aux violations systématiques des droits de l'homme au Sahara Occidental.


Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme doit recommander dans son rapport très attendu sur le Sahara Occidental, un mécanisme de prise en charge par l'ONU de la protection des civils sahraouis et de la préservation de leurs droits fondamentaux, notamment à la liberté d'expression, de réunion, d'association et de mouvement.

Genève, le 10 Septembre 2006


Liste des Prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines, et qui entament une grève de la faim illimitée depuis le 05 septembre 2006.

01-Abdallah Ali Salem Hassane
02-Cheikh Elkawri Bouzid Banga
03-Mohamed Souwaylem Mohamed El-Abed Tamek
04-Ibrahim Ali Lahcen Kajout
05-Omar Boujemaa Maylid Bouregaa
06-PPS Brahim Hassanna M'Barek Aabbada
07-Salama Mouloud Brahim Lehmam
08-Lekhlifa Mohamed Sid Ahmed Rguibi
09-Idriss Moulay Fraji Mansouri
10-Hassan Sahel Sidi Omar Lefqir
11-Mohamed Lehma Zayed M'hayemdat Boumoud
12-Brahim Sabbar
13-Ahmed Mahmoud Haddi
14-Ahmed Sbai
15-Moulay Omar Beyazid
16-El Hafed Toubali
17-Ahmed El Moussaoui
18-Daddi Hammada
19-Ghali Zaighem
20-Moulay Cheikh Allal
21-Mohamed Salem Bahaha
22-Mohamed Mouloud El Haj
23-Abdeslam Dida
24-Ahmed Salem Hmidat
25-Mohamed Lehbib El Ghasmi
26-Abdeslam Lemadi Laroussi
27-Ali Terki
28-Mohamed Ali laribi
29-Soubida Laroussi

15.6.06

COMMUNIQUE du 14 juin 2006

Lors de sa visite à Berne, ultime étape d'une tournée en Suisse qui a débuté le 08 juin courant, la délégation du Conseil national sahraoui a participé aujourd'hui au siège de l'Assemblée Fédérale (parlement suisse) a une rencontre-débat, placée sous le thème « Quelle solution pour le conflit du Sahara Occidental ? », et à laquelle ont participé, séparément, les députés du parti écologiste suisse "les verts" (PES) et ceux du parti socialiste suisse (PSS).
A l'issue des interventions des députés sahraouis et du débat qui a permis un examen des principaux axes des activités futures et un tour d'horizon de la situation qui se dégrade chaque jour à cause de l'intransigeance du Maroc et de sa politique de répression cruelle contre les manifestations pacifiques dans les territoires occupés, la déclaration suivante a été adoptée:

DECLARATION COMMUNE
A l'ssue d'une rencontre à Berne, au siège de l'Assemblée Fédérale (Parlement suisse) entre une délégation du Conseil National Sahraoui et des députés du Parti Ecologiste Suisse ˆ Les Verts (PES) et ceux du Parti Socialiste Suisse (PSS) lors de deux rencontres séparées, les deux parties ont réaffirmé leur soutien au droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, conformément à la légalité internationale,
Les deux parties expriment leur vives préoccupations quant à la persistance de la situation conflictuelle qui prévaut au Sahara Occidental, et tout particulièrement les reports, sine die, de la tenue d'un référendum d'autodétermination permettant au peuple sahraoui de choisir librement son destin,
Les deux parties exhortent la Communauté internationale à adopter une résolution ferme condamnant les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental et demandent le respect par le Maroc des engagements contractés quant à l'application du Plan de paix de Paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, qui constitue une solution politique optimale reposant sur un accord entre les deux parties au conflit, et appuyé par unanimité par le Conseil de sécurité dans ses résolutions 1495 (2003) et 1541 (2004).
Les deux parties demandent la poursuite de l'application des mesures de confiance, mises en place par le HCR, et qui permettent à des centaines de citoyens sahraouis, des deux côtés du mur érigé par le Maroc au Sahara Occidental de se retrouver après plus de trois décennies de séparation, d'exil et de souffrances.
Le 14 juin 2006:

13.6.06

Communiqué du 12 juin 2006

La délégation du Conseil National Sahraoui, conduite par M. Hadfalla Yahya, Président de la Commission économique entame depuis aujourd'hui, à Lausanne, la seconde étape de sa visite en Suisse.

Ainsi, la délégation parlementaire sahraouie a été reçue aujourd'hui par M. François Marthaler, Ministre du Département des infrastructures, et membre des Verts, accompagné des membres du gouvernement et de plusieurs députés régionaux. Aux cours des discussions qui ont duré plus de deux heures, la délégation sahraouie a informé ses interlocuteurs de l'organisation et du fonctionnement du Conseil National Sahraoui et des derniers développements de la question sahraouie, notamment la résistance civile des populations sahraouies contre l'occupation marocaine qui prend de plus en plus de l'ampleur en dépit de la répression infâme avec laquelle les forces coloniales marocaines continuent de répondre.

Les personnes présentes, issues de formation politiques différentes, ont exprimé, tout au long des discussions, le droit à l'autodétermination et leur appui total à la cause sahraouie.

La délégation sahraouie a été reçue, par la suite au siège du Conseil municipal d'Yverdon-Les-Bains par M. Rémy Jaquier, le Maire et d'autres membres du Conseil exécutif de la Commune. Les discussions ont porté sur l'échange d'expériences et les perspectives de coopération dans divers domaines.

La délégation parlementaire sahraouie a été, par ailleurs, reçue par M. Pierre Yves Maillard, Vice-Président du Parti socialiste suisse (PSS) et Ministre de la santé et de l'action sociale du Canton de Vaud qui a réitéré à la délégation sahraouie son appui total au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui qui aspire à la liberté et à la dignité.
Tard dans la soirée, le Comité vaudois de soutien au peuple sahraoui a offert un dîner en l'honneur de la délégation sahraouie, auquel ont pris part des membres de l'instance exécutive et législative du Canton de Vaud.

Genève, le 12 juin 2006

10.6.06

Communiqué du 9 juin 2006

A l'invitation du Parlement Suisse (Assemblée Fédérale), une délégation de parlementaires sahraouis mène, depuis le 08 juin 2006, d'intenses activités à Genève, première étape d'une tournée qui la conduira ensuite à Lausanne et à Berne.
Composée de M. Hafdalla El Abd, Président de la Commission économique, Mme Khadija Hamdi, Représentante de l'Union des Femmes sahraouies, membre de la commission économique, M. Haboub D'Khil, Président de la Commission juridique et organisationnelle et de Mme Aicha Abdalla, membre de la Commission politique, la délégation parlementaire sahraouie a pris, part le jour de son arrivée à Genève à une séance du grand Conseil genevois (Parlement) où elle fut longuement ovationnée par les députés.
Le 09 juin, la délégation parlementaire sahraouie s'est entretenue au siège du Grand Conseil avec le Président de la commission législative et celui du contrôle de gestion. Les entretiens ont porté sur un nombre de questions d'intérêt commun, notamment l'échange d'expériences entre les délégations des deux institutions législatives.
Le même jour, la délégation parlementaire sahraouie a été reçue au siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) par Mme Ruvendrini Menikdiwela, Chef du secteur Afrique du Nord et Moyen-Orient et son assistant, M. Gil Mirtenbaum. Au cours de deux heures d'entretiens, les parlementaires sahraouis ont fait un tour d'horizon de l'état actuel des problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés sahraouis avant d'exprimer leurs préoccupations concernant les réductions drastiques de l'aide humanitaire et les conséquences qui en découlent, notamment après les dernières intempéries qui ont affecté durement les Campements, ainsi que les multiples entraves érigés par le Maroc visant à paralyser l'opération des échanges de visite familiales sahraouies. Mme Ruvendrini et son assistant ont apporté des éclaircissements sur les préoccupations soulevées par les parlementaires, réaffirmant au passage la disponibilité du HCR à apporter l'aide nécessaire aux réfugiés sahraouis et à tout mettre en oeuvre pour la poursuite, dans les meilleurs délais, des échangesde visites familiales.
Par ailleurs, une délégation de l'Union générale des travailleurs sahraouis (UGTSARIO) composée de M. Mohamed Cheikh Mohamed Lahbib son Secrétaire général et de Labada Kaziza, responsable pour les relations extérieures participe, au Palais des Nations Unies à Genève aux travaux de la 95ème session de la Conférence internationale du travail. En marge de cette conférence, qui s'achève le 16 juin courant, la délégation sahraouie s'est entretenue avec le Président du Conseil national des syndicats de l'Afrique du sud (NACTU), le Secrétaire général des travailleurs algériens (UGTA), le responsable des relations extérieures des syndicats espagnols (CC.OO), le responsable des relations extérieures de la Confédération des travailleurs italiens (CGIL), le Président de la Confédération syndicale française (FO), le responsable de la Confédération portugaise du travail (CGTP), le Président des conseils syndicaux de la Nouvelle Zélande et d'autres responsables syndicaux. Les interlocuteurs de la délégation de l'UGTSARIO ont réaffirmé leur soutien à la lutte du peuple sahraoui et à son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance.

Genève, le 09 juin 2006